Toutou : Parisien vs New Yorker

© MG

Quatre pattes, du poil, un museau, deux oreilles et une queue : à priori, rien ne diffère le chien vivant sur le sol parisien de celui installé à New York. Pâté ou croquettes, petit pipi plusieurs fois par jour, quelques gratouilles, le canidé parisien semble avoir la même vie pépère que son homologue américain. A quelques notions près…

Ungie est une adorable Golden Retriever de 12 ans couleur miel, confortablement installée dans le VIIe arrondissement de Paris. Petit Bouledogue français tout blanc, Finn, 6 ans habite dans l’East Village, au Sud de New York. Voici leur histoire…

Parisienne jusqu’au bout des griffes, la truffe haute et le poil brillant, Ungie mène une vie bien réglée entre le VIIe arrondissement et les quelques semaines de villégiature annuelle en Bretagne. Choyée comme le quatrième enfant de la famille, elle occupe une place non négligeable dans le quotidien de ses maîtres : « Nous avions avant un Labrador qui se fichait pas mal de nous tant qu’il avait des croquettes dans sa gamelle. Nous voulions un chien plus affectueux, plus câlin. Et l’on a été servi ! » Ungie est en effet un vrai pot de colle, quémandant des caresses pendant des heures sans se fatiguer, toujours en attente d’un regard, d’une attention. « Il faut parfois se fâcher pour stopper la séance de caresses car, elle, elle n’en a jamais assez ! »

De l’avis de ses maîtres new-yorkais, Finn a un caractère bien trempé et il sait ce qu’il veut. « Il est plein d’énergie et certains jours, il nous épuise ! On espérait qu’en vieillissant, il deviendrait plus calme, mais ce n’est pas le cas. On pense qu’il est hyper actif ! » Passer deux heures sur le canapé à dormir, ce n’est apparemment pas le truc de Finn qui préfère nettement aller attaquer les chaussures de son maître, quand ce ne sont pas les pieds de la table. Il ne s’arrête pas de la journée… A 21 heures, il tombe comme un bébé, épuisé par toutes les bêtises faites dans la journée. « Mais comme tous les Bouledogues, il ronfle énormément, on doit le mettre à l’autre bout de l’appartement pour ne pas l’entendre. » Et le lendemain, dès 7 heures, il est d’attaque !

Ungie et Finn semblent avoir plutôt une vie de roi qu’une vie de chien. Le dur quotidien à la compagne, ce n’est visiblement pas pour eux. Mais comment vit-on entre les buildings lorsque l’on a besoin d’un petit brin d’herbe pour lever la patte ?

Ungie est une chienne très gâtée qui a été habituée toute sa vie à sortir quatre fois par jour. « On a la chance de ne pas être trop loin du Champs de Mars donc chaque jour, quand il ne pleut pas, on l’emmène courir un peu. C’est tout de même plus sympa que les trottoirs parisiens ! » Même si ses maîtres confessent que ça reste une contrainte de devoir être présents pour assurer ses sorties quotidiennes, Ungie reste rarement seule très longtemps dans la journée. « Nous n’aurions pas pris de chien si aucun de nous deux n’était à la maison la journée. C’est un peu égoïste de prendre un chien pour le laisser seul. Mais que l’on parte deux ou cinq heures, elle nous fait la fête comme si elle était restée trois jours toute seule ! »

Avoir un chien à New York nécessite une organisation de tous les jours : « Nous vivons près de Tompkins Square Park, ce qui est très pratique pour les promenades : il y a un parc à chiens qui permet à Finn de se fatiguer un peu avec ses congénères et à nous d’avoir un peu de répit ! » Mais, travail oblige, le square est réservé à la balade de fin de journée et aux week-ends, car le matin, c’est juste un petit tour du quartier, ce qui déplaît fortement à Finn qui essaye chaque jour de les tirer jusqu’au square. « Lorsque l’on sort le soir directement après le travail, il faut que l’on trouve un dog walker pour s’en occuper. On ne le confierait pas à n’importe qui : on a souvent le même étudiant et l’on sait que Finn est entre de bonnes mains. »

Une journée de Parisienne ou de New-Yorkais, à chacun ses petites habitudes… Même si certaines peuvent paraître, comment dire, légèrement excessives !

Ses croquettes d’agneau light, ça fait 12 ans qu’Ungie les mange à peu près sans rechigner. Elle essaye régulièrement de faire changer d’avis sa maîtresse en chipotant dans sa gamelle, mais mise à part un petit supplément de temps en temps, le régime reste le même ! « Pas question d’être obligée de mitonner des petits plats pour le chien. En plus, les croquettes sont meilleures pour sa santé. Et sa ligne ! » Car il y a une chose à laquelle Ungie n’échappe pas, c’est l’œil sévère du vétérinaire sur sa silhouette : « Elle est absolument parfaite, mais il faut toujours bien surveiller, il y a tellement de chiennes qui deviennent obèses en vieillissant. On ne l’embête qu’avec ça. » Et avec la visite trimestrielle chez le toiletteur pour se refaire une beauté : coupe, shampooing, brushing.

Finn est un chien très gâté qui a le droit à une gamelle différente chaque jour : « Toujours une base de croquettes dans laquelle on rajoute une viande ou un légume selon ce que l’on a dans le réfrigérateur. » En revanche, pas de toiletteur pour Finn qui a le droit à un bain bi-mensuel directement dans la baignoire de ses maîtres et à un petit manteau pour sortir lorsqu’il pleut. « Ça évite qu’il ne se salisse trop, mais ça lui permet aussi d’avoir moins froid l’hiver. Il en quatre ou cinq différents selon les saisons ! » Et les petits chaussons de couleur, on en parle ? « Seulement lorsqu’il a neigé. Mais c’est vraiment utile, ça l’empêche de se brûler les coussinets des pattes sur le sel des trottoirs. Et puis c’est mignon, non ? » So cute.

 

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