Kids parisien vs new-yorkais : enfants modèles ?

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On a tous une idée bien précise d’où on souhaiterait élever nos enfants, là où ils grandiraient le mieux, le plus sainement et le plus en sécurité. Là où ils pourraient apprendre à devenir des adultes sans rencontrer trop d’obstacles. Et nous sommes certain que Paris ou New York n’arriverait pas en tête de liste. Trop polluées, trop chères, trop de monde, trop de méchants, trop d’indifférence… Et nos enfants, ils en pensent quoi ? Comment voit-ils leur vie de Parisien ou de New-yorkais ?

Mila a trois ans « et demi », une toute petite sœur et vit dans un joli appartement du 14e arrondissement de Paris, dans le quartier agité de Montparnasse. Du haut de ses quatre ans, Peter vit dans une belle maison de Yorkville (nord-est de l’Upper East Side) avec ses parents et son grand frère. Voici leur histoire…

Avec ses trois ans « et demi » (et le demi est très important) Mila est une très jolie petite fille aux cheveux blonds vénitiens et des journées bien remplies. Une fois son petit-déjeuner avalé – préparé tous les matins par papa – , elle part s’habiller toute seule comme une grande, direction l’école. « J’aime bien mon maître parce qu’il ne me punit pas. » Mais ce que Mila préfère à l’école, ça reste tout de même les récréations où elle a le droit de courir. Après l’école, c’est sortie au parc ou ateliers créatifs avec maman ! De la peinture, du dessin, de la cuisine… Quand elle sera grande, Mila veut faire du violon et être médecin. Tout un programme et des années d’école en perspective !

Le petit monde de Peter se résume aujourd’hui à ses nouvelles lunettes dont il est très fier, un vélo et un super grand frère. Et l’école, à quelques rues de chez lui : « Mais je n’aime pas tellement ça, je préfère rester à la maison. J’aime bien quand je suis malade, j’ai le droit de ne pas aller à l’école, je peux manger ce que je veux et rester toute la journée en pyjama ! » Une fois l’école enfin finie, direction l’entraînement de hockey deux fois par semaine, sinon c’est détente à la maison avec Caroline, la baby-sitter jusqu’au retour de la maman qui travaille beaucoup. « Quand j’aurai fini d’aller à l’école, je voudrais être pompier, surtout pour conduire le camion : je mettrais la sirène tout le temps ! »

Pas l’air d’être vraiment gênés de vivre à Paris pour l’une et à New York pour l’autre ! Leur quotidien semble être le même que pour n’importe quel enfant vivant dans un milieu civilisé. Leurs aspirations aussi ! Et la construction de leur vie sociale dans cet environnement individualiste ?

Si Mila a plein de petites copines, c’est avec Héléna qu’elle préfère jouer. Sa cousine Héléna. Sa meilleure amie Héléna. Sa voisine Héléna ! Elles sont inséparables : elles se retrouvent à la récréation, dans l’appartement de l’une ou l’autre après l’école, le week-end. Il faut dire qu’elles ont été élevées ensemble, et qui plus est par la même nounou, alors forcément, ça rapproche. Selon les dires de leurs mamans, elles peuvent passer des heures à jouer ensemble, à se raconter des histoires, à s’inviter à dormir. « Mais j’aime aussi jouer seule avec mes poupées et les mettre dans la poussette pour courir partout dans la maison. Et aussi faire des circuits avec papa. »

Pour Peter, les journées à l’école sont plus faciles quand Mike est là. « Parfois il est malade ou il part en avion avec ses parents, alors il ne vient pas à l’école. J’aime pas ces jours-là, ils sont plus tristes. » Mike et Peter sont dans la même classe et ne se quittent pas, ce qui embête un peu la maman de Peter qui souhaiterait qu’il se fasse aussi d’autres copains. « Mais Mike, c’est le plus drôle, il fait des blagues tout le temps. Parfois même, il est punit par la maîtresse. Moi, jamais ! » Son deuxième meilleur ami, c’est son grand frère : « Je joue beaucoup avec mes Lego et avec mon frère. On fait souvent des trucs drôles tous les deux, mais parfois il a des devoirs à faire avec Caroline, alors je dois jouer tout seul. »

Ces garnements ne semblent pas particulièrement névrosés par le fait de vivre dans une grande ville ! Loin de là : il a l’air de faire bon vivre à Paris dans la famille de Mila ou à Manhattan dans celle de Peter. Et il ne semble même pas y avoir de différence entre un enfant qui grandit dans le stress parisien et un enfant qui grandit dans le rythme effréné new-yorkais : ils restent des enfants comme les autres, avec les mêmes rêves, les mêmes peurs et les mêmes rituels.

Mila « n’a peur de rien du tout ». Sauf des loups. Et des renards. Et du noir de façon plus général ! Mais c’est une petite fille téméraire qui aime braver le danger : elle demande souvent à son papa de faire le loup et lorsque celui-ci s’avance en faisant « Hoooouuuu », Mila se met à hurler en lui demandant de redevenir son papa. Mais tout en étant prête à recommencer l’instant d’après ! Accompagnée de son armée de doudous – il n’y a pas de préféré mais on remarque tout de même une grosse majorité de lapins – Mila se couche gentiment après le trio classique dents-pipi-histoire.

Peter non plus n’a peur de rien. S’il dort avec une petite lumière dans sa chambre toute la nuit, ce n’est pas parce qu’il a peur du noir, mais c’est parce qu’il fait des cauchemars et qu’il n’aime pas se réveiller sans rien voir. Ce n’est absolument pas pareil ! Peter préfère quand c’est son père qui lui lit une histoire : « Il ne lit pas l’histoire, il la raconte avec des voix différentes pour tous les animaux. C’est génial ! » Et c’est après deux ou trois histoires que Peter s’endort enfin, son doudou dans les bras : « Je ne peux pas dormir sans. C’est Eeyore (Bourriquet en VF), il a perdu sa queue mais je l’aime quand même. »

 

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