Paris vs New York : où mange-t-on le mieux ?

© freepik.com

Dieu que nous savons bien, en France, à quel point un bon repas est important : un brunch entre copains, un déjeuner de famille, un dîner en amoureux… Il n’y a rien de meilleur ! On ne sacrifie pas sa pause déjeuner, on n’achète pas de repas « à emporter », on ne saute pas le petit-déjeuner. C’est évident que la cuisine française dépasse la cuisine américaine. C’est évident pour nous, Français. Mais eux, ils en pensent quoi ?

C’est la question que s’est posé le célèbre New York Magazine dans une interview entre le critique culinaire américain Adam Platt et le restaurateur français Bruno Verjus. Et voici un extrait traduit de leurs réponses :

Bruno Verjus : « Paris est plein de très jeunes chefs internationaux. Certains viennent d’Australie, d’autres des États-Unis ou du Royaume-Uni. Ils veulent tout produire par eux-mêmes à partir de ce qui pousse dans le sol. Ils veulent faire le fromage, battre le beurre, faire le pain, remplir les saucisses.  »

A Paris, nous avons Greg Marchand. « C’est un Français qui […] a un restaurant très populaire, Frenchie, spécialisé dans la cuisine de bistrot. Maintenant, il y a Frenchie to Go, où tu peux prendre à emporter des fish and chips, avec de la purée de petits pois, des sandwichs avec de la coleslaw et du porc. Les gens semblent vraiment apprécier. »

« Il y a un peu une renaissance de la cuisine à l’ancienne à Paris. Bertrand Grébaut, un jeune chef d’un restaurant populaire appelé Septime, commis à l’Auberge, a eu l’ingénieuse idée d’abandonner le «style hipster», et de revenir à l’ancienne façon : de la cuisson simple, des sauces simples, des ingrédients purs, que des choses old-fashionned ! »

A Paris, « nous sommes dans une période excitante. Il y a 10 ans, les Parisiens avaient le choix entre peut-être 5 ou 10 restaurants qu’ils appréciaient. Maintenant, il y en a plus de 50 ce n’est pas si commun pour les Français d’avoir beaucoup d’options. Ce n’est pas comme en Asie ou à NY, où il y a tellement de choix que vous ne savez pas quoi choisir. Maintenant, à Paris, il y a peut-être 60 restaurants japonais faisant de la cuisine franco-japonaise. »

 

Adam Platt : « L’univers culinaire à New York devient de plus en plus simple. Les gens sont fous de légumes et plus particulièrement de carottes. Dernièrement, nous avons été en proie à un véritable engouement pour le pain. Il semble que tout le monde est fou de pain. […] Les restaurants cuisent leur propre pain. »

A New York, nous avons le Cronut. « C’est un mix entre un croissant et un donut (beignet, ndlr), créé par un chef pâtissier français, Dominique Ansel. Les gens viennent de partout dans le monde, même de Paris, faire la queue le matin devant le magasin pour goûter. […] C’est très riche. Certains pensent que c’est vraiment trop riche !  »

« C’était à la mode, pendant un temps  à New York, de dire que la grande gastronomie est morte ou mourante. Mais la cuisine classique de bistrot français a connu une sorte de renaissance. La ville est remplie de nouveaux lieux où l’on vend des croissants et des poulets rôtis, et les nouvelles versions de vieux classiques comme le canard à l’orange. »

« A New York, vous pouvez bien manger dans beaucoup plus de quartiers que ce à quoi nous avions l’habitude. » Et ça aussi, c’est plutôt nouveau. Il n’y a pas que du fast food ou de la vente à emporter, mais de bons restaurants.

Et pour savoir quelles sont les meilleures cantines healthy de Paris et de New York, c’est ici… Pour les meilleures adresses de brunch, c’est plutôt par là, quant au burger qui est numéro un dans notre cœur, c’est par ici !

 

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*