100% Parisienne vs 100% New Yorkaise : le face-à-face

© MG

Cet article aurait dû être le tout premier du site… Une sorte d’avant-propos, d’introduction, de présentation. Mais c’est à lui seul – et de façon très paradoxale – tout aussi bien un résumé, une conclusion de l’ensemble des articles présents et à venir de Paris vs New York. Le face-à-face entre la vraie Parisienne et la vraie New Yorkaise : leur vie et leurs envies. Ou plutôt nos vies et nos envies puisque la Parisienne en question… c’est moi !

Je suis Parisienne depuis… toujours. Ou en tout cas, c’est l’impression que j’en ai. Britany, quant à elle, vit à New York depuis quelques années déjà, suffisamment pour s’y sentir (presque) chez elle. Le match est équitable ! Voici notre histoire…

Je suis Parisienne de naissance. Mais vraiment ! Je suis née dans une clinique à Paris et, même si j’ai grandi dans la banlieue ouest, je me suis toujours sentie 100% Parisienne. J’y habite intramuros depuis que je suis capable de payer un loyer et cela fait près de 10 ans que je vis dans le nord du 15e arrondissement, un coin très sympa avec une vie de quartier et des poussettes un peu partout. J’aime définitivement Paris, son histoire, son architecture, ses ponts. Ses couleurs me manquent lorsque je pars quelque temps et, même s’il existe encore des quartiers que je connais mal, je suis définitivement une Parisienne : j’aime râler, me presser, jouer des coudes, ne pas sourire dans le métro, envier ceux qui flânent aux terrasses des bistrots, pester quand il pleut…

Britany vit à New York, dans le très agréable quartier du Flatiron District, au croisement de Broadway et de Fifth Avenue. Même si elle s’y est installée avec son fiancé depuis 2008, il y a encore certains jours où elle ne se sent pas encore complètement New Yorkaise : originaire d’une petite ville du Midwest, elle est un peu arrivée par hasard dans la Grosse Pomme, pour continuer son cursus scolaire. Elle n’avait pas vraiment prévu d’y rester après ses études, mais aujourd’hui, même si elle est parfois nostalgique de sa petite ville où l’on connaît ses voisins, Britany a apprit à devenir New Yorkaise : se placer au bon endroit sur le quai du métro, marcher vite même sans être pressée, hésiter entre cinq restaurants différents pour prendre son dîner à emporter…

Le quotidien des Parisiens, on le sait tous, n’est pas vraiment de tout repos ! Métro pour aller travailler, boulot, métro pour rentrer, supermarché pour avoir quelque chose dans le frigo et la journée est déjà finie… Qu’en est-il à New York, la ville qui ne dort jamais ?

L’expression « Métro/Boulot/Dodo » n’a jamais été autant d’actualité qu’à Paris ! Comme dans beaucoup de grandes villes du monde, on mène tous des vies de fous, à courir toute la journée, en ayant l’impression de ne vraiment profiter de rien. Je regrette souvent de ne pas prendre le temps de profiter de Paris comme je profiterai de quelques jours dans une ville étrangère. La routine s’installe vite, même le week-end : faire du sport, remplir le frigo, voir les amis et la famille. Finalement, on ne s’arrête vraiment de courir  que le dimanche : et pour cause, tout est fermé ! Mais comme ça commence à changer, on ne s’arrêtera pas non plus le dimanche !

Les Américains sont fiers de dire combien ils travaillent et qu’ils sont très occupés. Britany n’y fait pas exception : « La plupart de mes semaines se résume à faire du sport le matin, bosser toute la journée, puis dîner à la maison et regarder la télévision le soir. » Chaque semaine se succède, identique à la précédente. A New York, les gens sortent surtout le vendredi et le samedi soir, souvent chez les uns et les autres ou dans des pubs. « J’ai toujours de grandes ambitions de sorties pour le soir ou le week-end, d’expos à voir, de quartiers à découvrir, mais finalement on reste souvent à la maison et le dimanche soir, on se demande où est passé le week-end ! »

Amour inconditionnel pour son pays ? Fidélité jusqu’au bout des ennuis, de la routine, de la morosité ? A-t-on déjà envisagé de quitter son Paris chéri, son New York adoré ?

Je ne me verrai pas vivre ailleurs qu’à Paris. Tout d’abord parce que toute ma famille, mes proches et mes amis sont ici, mais aussi parce que malgré tous ses défauts, c’est une ville à laquelle je suis très attachée. Quand je suis à l’étranger et que je dis venir de France, j’aime entendre les fameux : « Oooh, I love Paris, sooo romantic ». Bon, je ne sais pas si Paris est romantique, mais dans ces cas-là, je suis plutôt fière d’être Parisienne. Mais ça, c’était avant. Avant que je découvre New York, mon autre grand amour. Un peu plus de deux mois ont suffit pour que j’en tombe follement, éperdument amoureuse. J’aime son énergie, sa folie des grandeurs, l’impression que tout est possible, que le monde est infini, que chacun est différent et se fiche de ce que pense l’autre. Alors, adieu Paris, bonjour New York ?

Comme toute bonne Américaine qui se respecte, Britany aime son pays, son Président, sa culture et aurait du mal à trouver de véritables défauts à New York. La diversité des gens, la multitude de choix de restaurants, de bars, de parcs, de musées, la facilité du quotidien, l’idée que tout est possible à n’importe quel moment de la journée… Que des avantages ! Aujourd’hui, Britany ne s’imagine pas vivre ailleurs qu’à New York. « Si je devais changer de pays, je pense que je pourrai être heureuse de déménager pour un pays de l’Europe de l’Ouest, surtout pour des villes comme Paris ou Amsterdam. J’ai l’impression que les inégalités n’y sont pas aussi fortes qu’à New York. Mais pour le moment, ce n’est vraiment pas à l’ordre du jour ! »

 

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*